Si une rencontre ainsi projetée dans son propre pays, aux environs mêmes de sa ville, provoque, chez les touristes ou les simples promeneurs, une joie d’une vivacité naïve, on peut dès lors juger de celle qui est éprouvée par le voyageur éloigné de son pays. C’est un bonheur d’enfant à la vue des compagnons qui, là-bas, arrivent vers lui, après une longue et fatigante expédition, et il semble même que la bicyclette, qui s’aperçoit de très loin à cause du brillant de l’acier, augmente encore cette sensation, poussée jusqu’à son comble lorsqu’au milieu des inconnus venus vers vous se trouve un camarade, un ami, dont le visage vous est familier et que l’on n’a pas revu depuis assez longtemps déjà.
– édouard De Perrodil, Écrivain, Journaliste et Voyageur à Bicyclette
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Citation vérifiée
Interprétation :
Retrouver des amis sur une route lointaine fait renaître une joie d’enfant. Édouard de Perrodil associe ce plaisir à la reconnaissance d’un visage familier, après la fatigue et l’éloignement.