Adossés au monticule, ayant en face la Seine verte et calme, qui caressait comme un ruban de moire des îles pittoresques, les pauvres gardes, brûlés par le radieux soleil, éblouis par la luxuriante verdure des trembles et des saules, se demandaient entre eux pourquoi les oiseaux fendaient l'air si joyeux, pourquoi les poissons sautaient si allègrement dans l'eau, pourquoi les agneaux bondissaient si gracieusement dans les pâturages, alors qu'il était défendu aux soldats royalistes de toucher à toutes ces choses qui sont si bonnes, et que Dieu, dit-on, a créées pour le plaisir et les besoins de l'homme.
– Auguste Maquet, Romancier et Dramaturge Français
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Interprétation :
La beauté et l’abondance du paysage rendent plus amère la faim de ceux qui ne peuvent en profiter.