Citations Ernest Myrand

Ernest Myrand (1854–1921) est un historien, journaliste et bibliothécaire québécois. Il s’intéresse aux archives et à la diffusion de l’histoire du Canada. Dans la préface d’Une fête de Noël sous Jacques Cartier, paru en 1888, il explique comment une lecture plaisante peut éveiller le goût de l’étude et conduire aux documents historiques.

De cet état de choses, alarmant pour certains esprits pessimistes plutôt que sérieux, un fait consolant se dégage. La statistique prouve avec éclat, que la jeunesse de notre ville lit.
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand répond aux critiques sur les lectures de la jeunesse de Québec. Il retient d’abord un fait encourageant : les jeunes lisent. La suite de son raisonnement cherche à améliorer la qualité des ouvrages sans détruire ce goût de la lecture.
Le moyen de faire goûter à la soupe et manger le rôti ne serait pas, à mon sens, de retrancher absolument le dessert, mais plutôt de servir une soupe excellente, un rôtit parfait.
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand compare les lectures instructives à un repas et les lectures de plaisir à son dessert. Il propose de rendre les premières plus attirantes, plutôt que de supprimer les secondes. La métaphore soutient son plaidoyer pour une vulgarisation capable de donner envie d’apprendre.
Pareils ouvrages instruisent leurs lecteurs qu'ils amusent, et l'excellence de leurs résultats est par trop évidente pour être signalée.
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand souligne la double fonction qu’il attribue aux romans de vulgarisation : divertir et instruire. Ce jugement fait partie de son éloge des ouvrages de Jules Verne et de Camille Flammarion ; il exprime son appréciation de leur valeur éducative.
Il est souvent advenu qu'un lecteur frivole, alléché par la description brillante mais précise d'un monument, d'une ville, d'un pays, intéressé par le détail inédit, mais toujours exact, des religions, des gouvernements, des langues, des moeurs, des costumes, des industries, des arts professés par les peuples de latitudes différentes, s'en est allé compléter (en même temps que vérifier) dans les ouvrages classiques de la science, les connaissances acquises à la lecture de Jules Verne.
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand estime qu’un récit attrayant peut pousser son lecteur à poursuivre ses recherches et à vérifier ce qu’il a appris. Il donne les romans de Jules Verne en exemple. L’exactitude qu’il leur prête relève de son appréciation, formulée dans cette préface de 1888.
Quels rares étudiants, les érudits de l'avenir, sont allés vérifier après coup, dans les archives nationales, les données mêmes de l'histoire, ont remonté le cours des faits et retrouvé les sources, analysé ces eaux de vérité où les auteurs disaient avoir puisé la science, de crainte que le Mensonge ne les eut empoisonnées d'infâmes calomnies?
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand invite à dépasser les connaissances scolaires en remontant aux documents originaux. Sa question met en valeur le contrôle des récits historiques par les archives et rappelle que l’autorité d’un ouvrage ne dispense pas d’en examiner les sources.
Hélas! les archives de notre histoire, nos belles et glorieuses archives, imprimées sur papier de luxe avec du caractère antique, reliées à grands frais, tranchées d'or ou de carmin, continuent aujourd'hui, sur les rayons de nos bibliothèques publiques, le sommeil de mort qu'elles dormaient autrefois dans la poussière des greniers ou l'humidité des caves, alors qu'elles étaient seulement de vieux manuscrits, des parchemins racornis, des bouquins noirs et luisants, livrés à la merci des ménagères qui les utilisaient à allumer le feu.
Portrait Ernest Myrand, Historien, journaliste et bibliothécaire québécois
– Ernest Myrand, Historien, Journaliste et Bibliothécaire Québécois
Citation vérifiée
Interprétation : Ernest Myrand déplore que des archives soigneusement éditées restent sans lecteurs. La qualité matérielle des volumes ne suffit pas, selon lui, à les rendre vivants dans la culture commune : leur publication doit être suivie d’un véritable travail de lecture et de diffusion.

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