Eh bien! dirai-je à ces francs-maçons non encore désabusés, si c’est la philanthropie qui vous attire, qu’avez-vous besoin d’être maçons? Soyez chrétiens, il suffit. Est-ce que toute bienfaisance n’est pas dans le Christianisme? N’est-ce pas lui qui a donné au monde la charité[149]? La charité, vertu plus féconde, qui apporte à l’homme des lumières et des dévoûments que la simple philanthropie n’égala jamais. Oui, la Charité porte la philanthropie à des sommets, où, d’elle-même, celle-ci ne serait jamais montée, et d’où elle lui découvre des horizons nouveaux et sans limites: en un mot, la Charité appuie le pauvre cœur humain sur le cœur de Dieu, et, sans écarter aucun des motifs purement humains d’aimer les hommes, elle donne à l’amour de l’homme pour l’homme l’idéal pur, fécond, infini, de l’amour même de Dieu pour l’humanité.
– Félix Dupanloup, Évêque et écrivain Français
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Citation vérifiée
Interprétation :
Pour Dupanloup, l’amour du prochain prend sa pleine mesure lorsqu’il se rattache à l’amour de Dieu. Ce passage expose sa conception chrétienne de la charité, qu’il oppose à la philanthropie : il s’agit d’une conviction religieuse formulée dans un débat de son temps, et non d’une définition commune à toutes les traditions.