Les richesses ne sont de vrais biens qu'autant qu'on les dépense, et que cette dépense a pour but l'honneur ou de bonnes actions; mais les dépenses extraordinaires doivent être proportionnées à l'importance des occasions mêmes qui les nécessitent, car il est tel cas où il faut savoir se dépouiller de ses biens, non seulement pour mériter le ciel, mais aussi pour le service et l'utilité de sa patrie.
– Francis Bacon, Philosophe et Homme D’état Anglais
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Citation vérifiée
Francis Bacon, Essais et De augmentis scientiarum, traduction de Francis-Marie Riaux (Paris, 1843), cités par Pierre Villey, Montaigne et François Bacon, Paris, Revue de la Renaissance, 1913
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Chapitre II · I, édition de 1597 · « Des dépenses », note 22
Interprétation :
Dans ce passage des Essais traduit par Riaux, Francis Bacon juge la richesse à l’usage qui en est fait. Il envisage des circonstances où une dépense exceptionnelle se justifie par une fin morale, religieuse ou publique.