Citations Jacques Pierre Brissot
Le journalisme et l’action politique se rejoignent dans le parcours de Jacques Pierre Brissot (1754–1793). Fondateur de la Société des amis des Noirs en 1788, il s’engage contre l’esclavage. Pendant la Révolution française, il devient l’une des figures des Girondins, avant d’être condamné et guillotiné. En savoir plus
Nous n’avons cessé de le répéter dans les divers ouvrages que la société a publiés, l’esclavage a deux terribles conséquences ; il avilit l’esclave, il rend le maître barbare.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Ce texte abolitionniste cosigné dénonce un système qui détruit la dignité des personnes asservies et endurcit ceux qui les dominent.
Il faut que l’abus, que la tyrannie cède à vos principes, ou que vos principes cèdent, et dès-lors votre constitution s’écroule.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Une constitution fondée sur des principes de liberté se fragilise si elle continue à protéger des pratiques tyranniques.
Il viendra sans doute un moment où la voix de l’humanité se fera entendre, et ce monument de sang alors déposera contre le code noir.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Les violences commises sous le Code noir sont présentées comme des preuves qui finiront par condamner ce système aux yeux de l’humanité.
Eh ! comment ne voit-on pas que les atrocités se multiplient, lorsque la justice, loin de les punir, ou ferme complaisamment les yeux, ou ne les punit que légèrement ?

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
L’impunité et la faiblesse des sanctions encouragent la répétition des atrocités.
On nous dit que les juges sont fondés, qu’ils ont prononcé conformément au code : Hé bien, le code est barbare ; il faut le réformer, se hâter de le réformer.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Le respect formel d’une loi ne rend pas une décision juste lorsque la loi elle-même autorise la barbarie.
Mais la meilleure des loix pour prévenir le retour de ces barbaries, nous ne cessons de le répéter, sera l’abolition de la traite ; car le maître n’excède ou ne tue les esclaves, que par la facilité qu’il a de les remplacer. Ôtez cette facilité, et son intérêt le force à bien nourrir, à bien traiter ses esclaves, à favoriser leur population.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Les signataires défendent l’abolition de la traite en dénonçant la facilité de remplacer les personnes asservies comme un encouragement aux violences.
C’est une affligeante réflexion, mais l’histoire de ce qui se passe maintenant dans ces îles, n’en offre que trop de preuves ; l’esprit de liberté qui s’y déploie, n’a servi qu’à serrer plus fortement les fers des esclaves, qu’à exercer des cruautés arbitraires au nom de la loi.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Le texte dénonce la contradiction d’une liberté revendiquée par les colons qui s’accompagne d’une oppression accrue des esclaves.
Peut-être nos prières, nos instances seront encore une fois impuissantes. — Les esprits ne sont pas peut-être ouverts à la conviction ; la terreur n’est peut-être pas bannie des âmes ; on craint peut-être encore d’être humain !

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
La peur et les intérêts établis peuvent empêcher une société d’entendre un appel à traiter les autres humainement.
Notre conscience n’a point écouté ces calculs ; un forfait affreux nous a été révélé ; notre devoir est de vous le dénoncer, de déposer cette sentence à vos yeux, de la déposer au tribunal du public.

– Jacques Pierre Brissot, Journaliste et Homme Politique Français
Interprétation :
Le devoir de dénoncer une atrocité l’emporte ici sur les calculs concernant les chances d’être entendu.
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