Les dents enfoncèrent, plongèrent, coupèrent et broyèrent. Sa bouche se remplit d'une saveur où disparut le goût sur. Ses narines aspiraient la mie. De la tiédeur amollit ses organes jusqu'à ce moment desséchés. La vie intérieure, endolorie, reprit de l'aise. Attirée, saisie, charriée, pétrie, absorbée par l'appétit de ses muscles, la nourriture transforma Bernard.
– Paul Adam, Romancier, Journaliste et Essayiste Français
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Citation vérifiée
Interprétation :
La nourriture transforme immédiatement l’expérience du personnage épuisé. La description rappelle combien les pensées, les émotions et la force d’agir dépendent aussi des besoins du corps.