Citations Pierre-Jean De Smet

Pierre-Jean De Smet (1801–1873) est un prêtre jésuite et voyageur belge, actif dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Ses lettres racontent ses déplacements et ses missions auprès de peuples autochtones. Il y décrit les paysages, les animaux et les difficultés de la route, tout en défendant son projet d’évangélisation. Ses récits emploient les catégories religieuses et coloniales du XIXe siècle.

Ces rivages cependant sont très-incertains et s’éboulent continuellement; ce qui rend l’eau de ce fleuve, d’ailleurs très-légère et saine à boire, bourbeuse et dégoûtante. Les bancs de sable et les arbres au fond de l’eau sont si nombreux, que l’on s’y habitue et qu’on ne songe guère aux dangers qu’on court à chaque instant.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « Ces rivages cependant sont très-incertains et s’éboulent continuellement; ce qui… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet observe que la répétition du danger finit par le rendre moins perceptible. Dans sa description du Missouri, les bancs de sable et les arbres immergés deviennent des obstacles auxquels les passagers s’habituent. La remarque porte sur l’expérience du navigateur, sans nier la réalité du risque.
Mes amis me conseillaient de revenir sur mes pas; mais le désir de voir les nations des Montagnes l’emporta sur toutes les bonnes raisons qu’ils purent me donner.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « Je n’étais encore que depuis six jours dans le pays… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet explique que son désir de poursuivre le voyage l’emporte sur les conseils de retour donnés par ses compagnons. Il est alors atteint de fièvre et décrit les souffrances qui accompagnent son choix. Le passage témoigne de sa détermination personnelle, sans présenter cette conduite comme une règle à suivre.
Cette vaste plaine était tellement couverte d’animaux, que les marchés ou les foires d’Europe ne vous en donneraient qu’une faible idée. C’était vraiment comme la foire du monde entier rassemblée dans une de ses plus belles plaines. J’admirais les pas lents et majestueux de ces lourds bœufs sauvages, marchant en file et en silence, tandis que d’autres broutaient avec avidité le riche pâturage qu’on appelle l’herbe courte des buffles.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « Après sept jours de marche le long de la Plate,… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet cherche des comparaisons familières à son correspondant européen pour décrire l’étendue des troupeaux de bisons. Il rapproche le paysage d’une foire gigantesque, puis s’arrête sur le mouvement des animaux. Cette observation précède le récit d’une chasse et exprime son étonnement devant le spectacle.
Dans le voisinage de cette merveille, les coteaux sont tous d’un aspect singulier; quelques-uns ont l’apparence de tours, de châteaux et de villes fortifiées. A quelque distance, on pourrait à peine se persuader que l’art ne s’est point mêlé aux fantaisies de la nature.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « Le 31 mai, nous campâmes à deux milles et demi… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet compare des formations rocheuses à des tours, des châteaux et des villes fortifiées. Leur apparence lui fait hésiter, à distance, entre l’ouvrage humain et celui de la nature. Le passage décrit un effet de ressemblance dans le paysage, sans soutenir que ces formes seraient des monuments construits.
Dans tout mon voyage, je n’ai pu me lasser de contempler avec admiration ces animaux vraiment majestueux, avec leurs épaules, leurs cous et leurs têtes raboteuses. Si leur nature pacifique n’était connue, le seul aspect ferait trembler. Ils sont timides et sans méchanceté, et ne montrent aucune mauvaise disposition, excepté dans leur propre défense, lorsqu’ils sont blessés et serrés de près.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « Quoique nous nous trouvassions encore à la distance de trois… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet distingue l’apparence impressionnante des bisons du comportement paisible qu’il leur attribue. Il précise que cette appréciation ne vaut pas lorsqu’ils sont blessés ou acculés. Son observation est celle d’un voyageur du XIXe siècle, dans un récit qui mentionne aussi la chasse aux troupeaux.
Souvent je me suis trompé par rapport aux distances; quelquefois je désirais examiner de près un grand rocher ou une côte d’une apparence singulière; je m’y dirigeais dans la persuasion de m’y rendre à cheval en une heure, et j’y mettais au moins deux ou trois heures. Il faut que cela soit dû à la grande pureté de l’atmosphère dans les prairies de cette haute région.
Portrait Pierre-Jean De Smet, Prêtre jésuite, missionnaire et voyageur belge
– Pierre-Jean De Smet, Prêtre Jésuite, Missionnaire et Voyageur Belge
Citation vérifiée
Pierre-Jean De Smet, Voyages aux montagnes Rocheuses chez les tribus indiennes du vaste territoire de l’Orégon, sixième édition, Lille et Paris, J. Lefort, 1875.

Premier voyage · relation au chanoine De la Croix, 4 février 1841 · passage « On voit à la Ramée une branche des Montagnes Rocheuses… »

Interprétation : Pierre-Jean De Smet raconte que la netteté du paysage l’amène à sous-estimer les distances. Un trajet prévu pour une heure lui en prend deux ou trois. Il attribue cet effet à la pureté de l’atmosphère, formulant une explication de voyageur plutôt qu’une démonstration scientifique.

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