Je regrette Samuel aussi, le pauvre Samuel, qui jouait si gratuitement sa vie pour moi, et qui va pleurer mon départ comme un enfant. C'est ainsi que je me laisse aller encore et prendre à toutes les affections ardentes, à tout ce qui y ressemble, quel qu'en soit le mobile intéressé ou ténébreux; j'accepte, en fermant les yeux, tout ce qui peut pour une heure combler le vide effrayant de la vie, tout ce qui est une apparence d'amitié ou d'amour.
– Pierre Loti, Romancier et Officier de Marine Français
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Citation vérifiée
Interprétation :
À la veille de quitter Salonique, le narrateur d’Aziyadé reconnaît combien son besoin d’affection peut l’emporter sur sa méfiance. Il accepte même une relation incertaine lorsqu’elle apaise sa solitude : cette lucidité inquiète appartient à son portrait littéraire et ne constitue pas un conseil de se fier à toutes les apparences.