Citations Stuart Merrill

Stuart Merrill (1863–1915) est un poète américain de langue française associé au symbolisme. Ses Petits Poèmes d’Automne déploient un univers musical de saisons, de rêves et de souvenirs amoureux.

Je crois, folle, que tout l'automne Dort en tes yeux, et ta voix, Las! se lamente monotone Comme le vent lent dans les bois.
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : L’automne devient le miroir de la personne aimée: ses yeux semblent contenir la saison et sa voix en reprend la plainte. Le poème associe ainsi amour, beauté et mélancolie.
Ce fut en un soir où les chansons Des amants liés par leurs mains lasses Mouraient, ô Dame pâle qui passes, Au clair de la lune des moissons.
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : La rencontre est évoquée comme une scène déjà fragile, éclairée par la lune des moissons. Les chants qui meurent et les mains fatiguées annoncent la disparition d’un moment amoureux.
O rose de mon rêve, Fleuriras-tu jamais? Naîtras-tu de sa sève, Amour, aux futurs Mais?...
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : La rose blessée représente un espoir amoureux que le poète n’arrive pas à abandonner. Sa question laisse ouverte la possibilité d’une renaissance après la douleur.
Soyons les amants du sommeil Au vent qui souffle sur les feuilles; Oublions le nom du soleil Sous les pavots que tu cueilles.
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : La voix du poème cherche un refuge dans le sommeil partagé. Oublier le soleil signifie ici suspendre les exigences du monde et la douleur du souvenir.
Je suis ce roi des anciens temps Dont la cité dort sous la mer Aux chocs sourds des cloches de fer Qui sonnèrent trop de printemps.
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : Le roi d’un royaume englouti incarne une grandeur qui ne subsiste plus que dans la mémoire. Les cloches prolongent le passé tandis que la ville reste inaccessible sous la mer.
Roses trop rouges de mon désir, Je vous effeuille au bord de cette onde Où venait se mirer le Plaisir Sous son masque usé comme le monde.
Portrait Stuart Merrill, Poète américain de langue française
– Stuart Merrill, Poète Américain de Langue Française
Citation vérifiée
Interprétation : En effeuillant les roses, la voix du poème se détourne d’un désir devenu trop vif. Le plaisir apparaît comme une figure ancienne dont le masque ne cache plus l’usure.

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