Caligula (12–41), de son nom Caius Julius Caesar Augustus Germanicus, gouverne l’Empire romain de 37 à 41 après Tibère. Il meurt assassiné à Rome. Les récits de Suétone et de Dion Cassius constituent les principales sources antiques sur son règne. Les propos présentés ici sont ceux que Suétone lui attribue, dans une traduction française du XVIIIe siècle.
Interprétation :
Caligula aurait répondu ainsi après le châtiment d’un homme pris pour un autre. Dans le récit de Suétone, cette réplique montre un pouvoir qui refuse de reconnaître son injustice.
Plût au ciel que le Peuple Romain n’eût qu’une tête !
Interprétation :
Caligula exprime, selon Suétone, sa colère contre une foule dont les préférences lui déplaisent. Cette exclamation menaçante appartient au portrait de son pouvoir arbitraire.
C’est que je songe que d’un signe de tête je peux vous faire égorger tous les deux.
Interprétation :
Caligula aurait adressé cette menace aux consuls qui lui demandaient pourquoi il riait pendant un repas. Suétone souligne ainsi la terreur que le souverain peut faire peser sur ses proches.
Interprétation :
Caligula est décrit par Suétone comme mêlant une menace de mort à un geste d’affection. Dans ce portrait, son pouvoir de vie et de mort envahit jusqu’aux relations intimes.
Souvenez-vous que tout m’est permis & contre tous.
Interprétation :
Dans cette anecdote de Suétone, Caligula revendique une autorité sans limite face aux reproches de sa famille. Le propos appartient au portrait critique du souverain dressé par le biographe antique.
Interprétation :
Caligula est présenté par Suétone comme un souverain qui recherche la souffrance de ses victimes. Cet ordre aux bourreaux illustre la cruauté que lui attribue le biographe antique.