Depuis l'humanité naissante jusqu'à nos jours, on a surtout fait usage des peines corporelles. On a puni l'âme indocile dans le corps qu'elle gouverne, au lieu de la châtier directement. On était plus préoccupé de l'expiation de la faute que de l'amélioration du coupable. Il a fallu, d'une part, l'adoucissement des moeurs, et, d'autre part, une idée plus exacte, une appréciation plus saine du châtiment pour reconnaître qu'il ne doit être ni une cruauté ni une vengeance, mais un moyen offert au coupable de s'amender. Les moeurs scolaires se sont ressenties de la transformation des moeurs générales, ainsi qu'on voit les grands mouvements de l'Océan gagner les baies les plus reculées dans l'intérieur des terres.
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
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Citation vérifiée
Interprétation :
Félix Hément décrit une évolution de la conception du châtiment : il ne devrait servir ni la cruauté ni la vengeance. Son objectif, dans le cadre moral de ce traité, serait de permettre à celui qui a commis une faute de s’améliorer.