Citations Félix Hément

Félix Hément (1827–1891) est un pédagogue et vulgarisateur scientifique français. Inspecteur général de l’instruction publique, il publie des ouvrages sur l’éducation et sur plusieurs sciences, dont l’histoire naturelle et l’astronomie.

C'est la loi commune, égale pour tous, protectrice de tous, et que tous ont un égal intérêt à respecter et à maintenir. L'autorité du réglement est d'autant mieux établie, sur des bases d'autant plus solides, qu'il a été inspiré par une préoccupation plus exclusive de la justice.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : Félix Hément défend un règlement scolaire dont l’autorité repose sur la justice et la protection de tous. Dans cet idéal, la règle commune tire sa force de son équité, plutôt que de la seule contrainte.
Nous devons nous attacher à lui faire comprendre qu'il y a des choses permises et des choses défendues; qu'il doit par suite s'interdire ce qui est défendu, et que l'obéissance à la règle, loin d'être pour lui un effet de la crainte, doit être l'expression d'un mouvement spontané de son âme. Nous contribuerons ensuite à développer et à fortifier chez lui le sens moral, à rendre sa conscience de plus en plus délicate, en évitant de lui laisser confondre le mérite et le démérite avec leurs conséquences, en le pénétrant de cette idée que ce n'est pas de la punition mais de la faute qu'il doit être peiné, comme ce n'est pas de la récompense mais de la bonne action seule dont il doit être satisfait.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : Dans ce texte de 1890, Félix Hément veut que l’enfant apprenne à reconnaître la valeur de ses actes. Il distingue le souci de bien agir de la seule peur d’être puni ou du désir d’obtenir une récompense.
Il importe bien plus d'ailleurs, en particulier dans nos écoles, disons-le tout d'abord, de prévenir que de punir. Il faut tendre, sans prétendre y arriver, vers cette classe idéale où l'on ne punit pas. Au lieu de se proposer, comme les jeunes maîtres encore inexpérimentés, d'obtenir d'abord le silence et l'attention pour donner ensuite l'enseignement, c'est le contraire qu'on doit se proposer, c'est-à-dire rendre l'enseignement assez attrayant pour intéresser les élèves. L'ordre et l'application sont alors des conséquences naturelles.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : Félix Hément propose de chercher l’attention des élèves en les intéressant à la leçon. La discipline devient, dans son raisonnement, une conséquence de l’enseignement plutôt que son préalable ou sa fin.
Depuis l'humanité naissante jusqu'à nos jours, on a surtout fait usage des peines corporelles. On a puni l'âme indocile dans le corps qu'elle gouverne, au lieu de la châtier directement. On était plus préoccupé de l'expiation de la faute que de l'amélioration du coupable. Il a fallu, d'une part, l'adoucissement des moeurs, et, d'autre part, une idée plus exacte, une appréciation plus saine du châtiment pour reconnaître qu'il ne doit être ni une cruauté ni une vengeance, mais un moyen offert au coupable de s'amender. Les moeurs scolaires se sont ressenties de la transformation des moeurs générales, ainsi qu'on voit les grands mouvements de l'Océan gagner les baies les plus reculées dans l'intérieur des terres.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : Félix Hément décrit une évolution de la conception du châtiment : il ne devrait servir ni la cruauté ni la vengeance. Son objectif, dans le cadre moral de ce traité, serait de permettre à celui qui a commis une faute de s’améliorer.
Nous avons réduit les punitions à la privation de certains plaisirs et aux réprimandes, et même à moins que cela. Nous ne serons pas moins sobre de récompenses. Il suffit de prendre la contre-partie, de borner les récompenses à certains plaisirs et à des approbations ou des éloges. Ne soyons pas surpris de cette pénurie de moyens; l'abondance ni la variété ne sont des signes de puissance, et, de même que la rigueur des peines n'en assure pas l'efficacité, l'exagération des marques d'approbation ou la valeur des objets et des avantages accordés ne donne pas plus de prix aux récompenses.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : Félix Hément applique aux récompenses la même exigence de mesure qu’aux punitions. Pour lui, multiplier les distinctions ou augmenter la valeur des cadeaux ne suffit pas à leur donner une plus grande portée éducative.
Si donc nous voulons améliorer l'enfant, la première condition pour obtenir ce résultat, c'est de le croire capable de désintéressement, de dévouement, d'élévation, etc. Comment entreprendre une tâche si l'on n'a la certitude ou au moins l'espérance de l'accomplir; quelle plus déplorable disposition que le scepticisme chez un éducateur; quelle peut être son action s'il n'a la conviction.
Portrait Félix Hément, Pédagogue et vulgarisateur scientifique français
– Félix Hément, Pédagogue et Vulgarisateur Scientifique Français
Citation vérifiée
Interprétation : L’éducation suppose ici de croire l’enfant capable de générosité et de progrès. Félix Hément fait de cette confiance une condition de l’effort éducatif, tout en reconnaissant dans le passage complet qu’un idéal peut rester imparfaitement atteint.

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