On peut détester M. Brunetière,--la haine d'ailleurs n'est point un si banal hommage!--trouver son joug insupportable, sa tyrannie impertinente: il ne saurait laisser indifférent. Il est une force, et la force aussi est une grâce chez un homme. Néanmoins ce virtuose qui soulève, sans apparent effort, des paradoxes considérables, laisse au lecteur subjugué une sorte d'inquiétude. Son prosélytisme est-il l'acte de foi d'un croyant ou le scrupule d'un directeur de conscience soucieux de ses responsabilités, qui se propose d'assurer, par une obligeante tutelle, notre bonheur, sans nous mettre dans la confidence de sa politique?
– Francis Chevassu, Journaliste et Critique Littéraire Français
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Citation vérifiée
Interprétation :
Francis Chevassu reconnaît la puissance intellectuelle de Ferdinand Brunetière tout en s’inquiétant de son autorité sur les consciences. L’admiration ne supprime pas le doute sur les intentions du prosélytisme. La question finale laisse ouverte l’opposition entre une foi personnelle et la volonté de diriger les autres.