Citations Paul Arène

Paul Arène (1843–1896) est un écrivain et poète français né à Sisteron. Il publie des contes, des romans et des pièces de théâtre, tout en participant à la vie littéraire provençale et au Félibrige parisien.

Marseille, au contraire, à mesure que le navire s’éloigne et prend du champ, Marseille avec sa forêt de mâts, ses clochers, ses tours, semble grandir et se hausser sur l’eau. Des collines, invisibles jusque-là, apparaissent derrière les maisons; et, comme le soleil va plongeant, les longues jetées régulières barrent la mer bleue de lignes rouges.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Arène décrit Marseille qui semble grandir à mesure que le bateau s’éloigne. Le changement de perspective fait apparaître des collines jusque-là cachées et transforme son regard sur un lieu familier.
L’après-midi est longue, et le spectacle, au milieu de cet immuable rond bleu, finirait par devenir monotone, bien que les flots varient d’aspect suivant que le soleil monte ou que le vent change, tantôt immobiles et lourds, tantôt s’éclaboussant de bulles d’or, puis agités, frisés, neigeux, rebroussés en claires poussières où jouent des reflets d’arc-en-ciel.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Arène observe que la mer paraît monotone sans cesser de changer. La lumière et le vent renouvellent les couleurs et les formes d’un paysage que l’on pourrait croire immobile.
Mais les rêves de l’art ne sont pas la réalité; et tant mieux que Flaubert ait vu Carthage avec ses yeux grossissants de taureau de Normandie.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Arène distingue le lieu qu’il voit et celui que l’imagination de Flaubert a créé. Il reconnaît à l’art le pouvoir d’agrandir le réel au lieu de lui demander une reproduction exacte.
Des dômes ronds, deux minarets, et dans les cours quelques dattiers dont on n’aperçoit que la cime. Puis, le soleil s’étant levé, tout soudain s’est teinté en rose, et des colombes qui paraissaient roses voletaient autour des petits poteaux portant le fil télégraphique qui court vers Kairouan, par-dessus la ville.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Paul Arène, Vingt jours en Tunisie (Août 1882), Paris, Alphonse Lemerre, 1884. Édition numérique Gutenberg75517.

L’heure des terrasses, Soirée à la Marine, passage « Des dômes ronds… »

Interprétation : Paul Arène regarde la lumière du matin transformer les toits blancs et les colombes de Sousse. La même couleur rose rapproche momentanément la ville, les oiseaux et le ciel dans une perception d’ensemble.
J’éprouve de l’ennui à l’idée que dans trois jours il me faudra quitter Sousse; pourtant, je voudrais déjà être parti: cette impression, amère et douce comme certains adieux, jette sur le paysage éclatant un voile de mélancolie.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Arène décrit l’ambivalence qui précède le départ: regretter un lieu tout en souhaitant déjà l’avoir quitté. L’émotion des adieux modifie jusqu’à la beauté du paysage qui l’entoure.
Bientôt l’étoile tremble et s’éclipse; et la lune, trempant dans la mer sa fine pointe, semble un instant, à fleur d’horizon, une voile latine s’éclairant de quelque illumination féerique.
Portrait Paul Arène, Écrivain et poète
– Paul Arène, Écrivain et Poète
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Arène transforme la lune proche de l’horizon en une voile lumineuse. La comparaison unit le ciel et la mer dans une dernière image du voyage, au moment où le paysage s’efface dans la nuit.

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