Citations Paul Gaffarel

Paul Gaffarel (1843–1920) est un historien français, auteur de nombreux travaux sur les voyages, la colonisation et l’histoire politique. Doyen de la faculté des lettres de Dijon, il étudie dans Bonaparte et les Républiques Italiennes les transformations de la péninsule à la fin du XVIIIe siècle. Il y interroge notamment l’écart entre les promesses de liberté et les pratiques de domination.

Les batailles ont fait oublier les négociations et les coups de force les traités; et pourtant l'histoire des républiques éphémères créées, renouvelées ou préparées par Bonaparte présente un grand intérêt!
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
Citation vérifiée
Interprétation : Paul Gaffarel défend une histoire qui dépasse le récit des victoires militaires. Il souhaite accorder aussi de l’attention aux négociations, aux institutions et au devenir politique des républiques italiennes.
Les Lombards s'imaginaient qu'ils allaient restaurer la patrie antique: ils ne seront entre les mains d'un vainqueur sans scrupules que les instruments inconscients de ses futurs desseins.
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
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Paul Gaffarel, Bonaparte et les Républiques Italiennes (1796–1799), Paris, Félix Alcan, 1895.

Chapitre I · Fondation de la République Cisalpine · II · passage « Rien donc n’est encore décidé »

Interprétation : Paul Gaffarel oppose l’espoir d’indépendance des Lombards aux calculs qu’il prête à Bonaparte. Il juge sévèrement une libération annoncée qui place les habitants au service des ambitions du vainqueur.
Venise et Gênes, unies dans la bonne, comme dans la mauvaise fortune, n'avaient plus que les apparences de la force et ne se soutenaient que par leur antique réputation. De ces deux républiques, nos généraux détruisirent et partagèrent la première. C'est un des épisodes les plus douloureux de notre histoire contemporaine. Sous prétexte de transformer la seconde, ils ne lui laissèrent qu'une ombre d'indépendance. C'est un des chapitres les moins glorieux de l'histoire de la domination française en Italie.
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
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Interprétation : Paul Gaffarel condamne le traitement de Venise et de Gênes par les armées françaises. Son jugement met en cause une politique qui détruit une république et réduit l’indépendance de l’autre tout en annonçant des transformations.
Nous avons peine à l'avouer, mais Bonaparte n'a consulté que ses intérêts et s'est joué des ordres impératifs qu'il recevait.
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
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Paul Gaffarel, Bonaparte et les Républiques Italiennes (1796–1799), Paris, Félix Alcan, 1895.

Chapitre III · Chute et partage de la République Vénitienne · V · passage « Quel est le cas »

Interprétation : Paul Gaffarel reproche à Bonaparte de subordonner les instructions du Directoire à ses intérêts personnels. Dans son analyse des négociations sur Venise, il souligne la tension entre l’autorité civile et le pouvoir du chef militaire.
Est-il possible de se jouer avec plus de cynisme des sentiments et des aspirations nationales?
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
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Paul Gaffarel, Bonaparte et les Républiques Italiennes (1796–1799), Paris, Félix Alcan, 1895.

Chapitre III · Chute et partage de la République Vénitienne · V · passage « Est-il possible »

Interprétation : Paul Gaffarel exprime son indignation devant la cession de Venise à l’Autriche. Sa question met au premier plan le sort d’un peuple dont les aspirations sont sacrifiées aux négociations entre puissances.
Voici ces trois documents qui méritent d'être reproduits comme un exemple éclatant du désarroi dans les consciences et de l'aveuglement où peuvent jeter les passions politiques.
Portrait Paul Gaffarel, Historien français
– Paul Gaffarel, Historien Français
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Paul Gaffarel, Bonaparte et les Républiques Italiennes (1796–1799), Paris, Félix Alcan, 1895.

Chapitre V · La République Parthénopéenne · passage « Un décret du roi »

Interprétation : Paul Gaffarel voit dans les documents relatifs à la répression de Naples un exemple des effets des passions politiques sur le jugement moral. Cette appréciation introduit les pièces qu’il reproduit pour soutenir sa critique.

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