La ville, le cimetière, le soleil couchant, Les nuages, les arbres, les collines environnantes, tout cela semble Quoique beau, froid--étrange--comme dans un rêve Que j'ai rêvé, il y a longtemps, et que je viens de reprendre. Le court et pâle Eté est à peine sorti Du frisson de l'hiver, pour briller l'espace d'une heure; Quoique foyers de saphir, leurs étoiles ne scintillent pas: Tout est froide Beauté; le chagrin ne passe jamais. Qui, en effet, a le courage de savourer, sage comme Minos, La réalité de la Beauté, libre de cette teinte de mort Que l'imagination maladive et l'orgueil malade Jettent blême sur elle? Burns! avec le respect qui t'est dû, Je t'ai toujours vénéré. Grande ombre! voile Ta face; je pèche contre les cieux qui t'ont vu naitre.
– John Keats, Poète Anglais
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Citation vérifiée
Interprétation :
Devant la tombe de Burns, la beauté du paysage demeure marquée par le deuil. Dans la traduction de Paul Gallimard, Keats montre combien l’émotion change notre manière de voir les lieux.