Citations Jules Ferry

Jules Ferry (1832–1893) est un homme d’État de la Troisième République. Ministre de l’Instruction publique et président du Conseil, il porte les lois qui rendent l’école primaire publique gratuite, obligatoire et laïque. Il défend aussi l’expansion coloniale française, notamment en Indochine.

Quant à moi, lorsqu'il m'échut ce suprême honneur de représenter une portion de la population parisienne dans la Chambre des députés, je me suis fait un serment: entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j'en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j'ai d'intelligence, tout ce que j'ai d'âme, de cœur, de puissance physique et morale, c'est le problème de l'éducation du peuple
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : Jules Ferry fait de l’éducation du peuple la priorité de son engagement politique. Cité par Georges Weill, ce serment donne à la réforme scolaire le sens d’un devoir personnel et public.
Le dogme aux Églises, la science à l'État: c'est une question de frontière, étant bien entendu que, dans les matières mixtes, l'État, par cela même qu'il est l'État, détermine en dernier ressort la frontière qu'il a charge de défendre
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : Jules Ferry distingue l’autorité religieuse de la responsabilité publique en matière de savoir. Dans cette formule citée par Weill, il réserve à l’État le dernier mot sur les domaines où leurs compétences se rencontrent.
il importe à une société comme la nôtre, à la France d'aujourd'hui, de mêler, sur les bancs de l'école, les enfants qui se trouveront, un peu plus tard, mêlés sous le drapeau de la patrie
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : En défendant la gratuité scolaire, Jules Ferry souhaite rapprocher les enfants de milieux différents. L’argument relie cette vie commune à l’école au service de la patrie, dans le contexte politique de son époque.
Votre principe est qu'il vaut mieux ne pas lire que de lire des livres qui ne sont pas bons, c'est-à-dire qui ne sont pas conformes aux doctrines que vous défendez. Eh! bien, nous ne sommes pas ainsi, et nous disons: la première chose est de savoir lire, et c'est la première chose, quand même on devrait apprendre à lire dans le Rosaire de Marie ou dans la Bible de Royaumont.
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : Jules Ferry place l’apprentissage de la lecture avant le contrôle doctrinal des livres. Dans cette réponse polémique, il affirme que même des ouvrages religieux peuvent servir à apprendre à lire.
Il ne s'agit pas ici de voter pour ou contre Dieu: on ne vote pas Dieu dans les Assemblées
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : Dans le débat sur la morale enseignée à l’école, Jules Ferry distingue le vote d’une loi d’un jugement sur l’existence de Dieu. La formule citée par Weill refuse de traiter la croyance comme une question tranchée par une assemblée.
Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire; si non, parlez hardiment
Portrait Jules Ferry, Homme d’état français
– Jules Ferry, Homme D’état Français
Citation vérifiée
Interprétation : Jules Ferry demande aux instituteurs de prendre en compte les convictions des familles lorsqu’ils enseignent la morale. Ce conseil, cité par Weill, cherche à éviter que l’école ne froisse les consciences religieuses.

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