Citations Jules Michelet
Jules Michelet (1798–1874), historien et écrivain français, a également consacré des livres à la nature. Dans La mer, la description des rivages et de la vie marine se mêle aux souvenirs de voyage et à une écriture fortement imagée. La mer y apparaît comme un monde vivant qui dépasse le regard humain. En savoir plus
Grande tristesse de voir tous les soirs le soleil, cette joie du monde et ce père de toute vie, sombrer, s'abîmer dans les flots. C'est le deuil quotidien du monde, et spécialement de l'Ouest. Nous avons beau voir chaque jour ce spectacle, il a sur nous même puissance, même effet de mélancolie.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
Le spectacle quotidien du coucher du soleil n’use pas entièrement l’émotion qu’il provoque. Michelet donne à cette disparition une dimension de deuil et de mélancolie.
Qui s'y hasarde, se sent fortement soulevé. Elle aide, il est vrai, le nageur, mais elle le maîtrise; il se sent comme un faible enfant, bercé d'une puissante main, qui peut aussi bien le briser.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
La mer peut soutenir le nageur sans cesser d’être plus puissante que lui. Michelet fait sentir cette ambiguïté par l’image de l’enfant porté par une main.
Bien avant de voir la mer, on entend et on devine la redoutable personne. D'abord, c'est un bruit lointain, sourd et uniforme. Et peu à peu tous les bruits lui cèdent et en sont couverts.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
L’approche de la mer commence par l’écoute. Michelet décrit un son d’abord lointain qui finit par occuper tout le paysage sensible.
Que d'autres voix elle a encore! Pour peu qu'elle soit émue, ses plaintes et ses profonds soupirs contrastent avec le silence du morne rivage.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
La personnification donne une diversité affective aux bruits de l’eau. Michelet oppose les plaintes de la mer au silence du rivage.
Si nous avons besoin de lui, lui, il n'a pas besoin de nous. Il se passe de l'homme à merveille. La nature semble tenir peu à avoir un tel témoin. Dieu est là tout seul chez lui.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
Michelet renverse la perspective utilitaire: notre besoin de la mer n’implique pas qu’elle ait besoin de nous. La nature est décrite comme un monde qui continue hors de notre regard.
Si l'on me demandait néanmoins quelle côte de l'Océan donne la plus haute impression, je dirais: celle de Bretagne, spécialement aux sauvages et sublimes promontoires de granit qui finissent l'ancien monde, à cette pointe hardie qui défie les tempêtes, domine l'Atlantique. Nulle part, je n'ai mieux senti les nobles et hautes tristesses, qui sont les meilleures impressions de la mer.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
Michelet explique la force émotionnelle qu’il associe à la côte bretonne. La grandeur des paysages lui donne une tristesse qu’il considère comme féconde.
Apprenons d'eux à n'en pas croire l'apparence, mais la vérité.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
Les rochers qui semblent inhospitaliers abritent une vie discrète. Michelet en tire une invitation à regarder au-delà de l’apparence d’un paysage.
J'ai passé les premiers mois de 1858 dans l'agréable petite ville d'Hyères, qui de loin regarde la mer, les îles et la presqu'île dont sa côte est abritée. La mer, à cette distance, attire plus puissamment peut-être que si l'on était au bord.

– Jules Michelet, Historien et écrivain Français
✓
Citation vérifiée
Interprétation :
L’éloignement peut intensifier l’attrait d’un lieu. Michelet décrit une mer encore distante dont la présence oriente déjà les promenades et l’attention.
Auteurs les plus populaires
Thèmes à découvrir
Auteurs à découvrir